29 sociétaires de la SCEV des Coteaux de Forterre sont présents pour le départ à 7h30 précises de chez Bernadette et André THOMAS.
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Le trajet en autocar se déroule dans la gaieté, et après un « arrêt pipi » et pause café nous repartons vers notre destination ou nous arrivons à 10h45. A notre descente de l’autocar, nous sommes accueillis chaleureusement par
Monsieur Raymond FIAUD, Président de la SCEV du Menoux, qui s’empresse de nous montrer les 70 ares de sa propre vigne plantée en cabernet et gamay il nous fait part de ses conditions d’entretien désherbage au fil et au canadien….et nous fait remarquer également, qu’il ne faut absolument pas laver les cuves à l’eau mais au vin.
11 heures : nous nous regroupons dans la cave de R. FIAUD où André THOMAS fait la présentation de notre SCEV :
~ Épisode de la création de la SCEV coteaux Forterre, situation actuelle et avenir de notre SCEV et surtout l’orientation à prendre.
Après quelques échanges et réflexions de chacun, le Président R .FIAUD nous expose la relance du vignoble du Menoux.
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Vous trouverez ci-joint en annexe un résumé de cet exposé.
11 heures15 : Claude LAFOND, pilote dans l’opération de la renaissance du vignoble du Menoux, nous commente les conditions de fonctionnement tant sur le plan juridique que pratique.
Trois problèmes épineux se sont trouvés et ont dû être résolus :
• Les droits de plantation au regard des lois européennes qui interdit toute nouvelle plantation de vignes.
• Le foncier, complexité pour retrouver les propriétaires des parcelles d’anciennes vignes. Recensement de plus de 50 propriétaires.
• Quel statut juridique donner à l’entreprise ? Certainement pas la forme associative qui avait mis le projet sur orbite puisqu’une association n’a pas le droit de se livrer à une activité productive et commerciale. La coopérative n’était pas possible non plus, puisqu’elle ne peut associer que des producteurs directs. Même obstacle pour les formes agricoles collectives du type GAEC ou EARL. En fin de compte, il fallut se rendre à l’évidence, il n’y avait pas d’autres solutions que la Société de droit industrielle et commerciale. La solution trouvée fut à double détente : la transformation de l’Association loi 1901 appelée « Association pour la renaissance du vignoble du Menoux » en GFA (groupement foncier agricole) propriétaire de la vigne, et la constitution d’une SCEV (société civile d’exploitation viticole) qui installerait sur le site un jeune agriculteur en l’occurrence mon fils Sylvain titulaire d’un BAC Pro de viticulture et d’œnologie.
Cette proposition fit à l’époque quelques remous. Des souscripteurs estimèrent que le bel enthousiasme collectif et militant du début était trahi par cette évolution vers une structure marchande et professionnelle. Quoi qu’il en soit sur les 141 souscripteurs de l’époque 30% (- 43) nous quittèrent et pas des moindres la mise financière de départ fut amputée de 50%. Malgré tout cela nous poursuivîmes notre projet et sommes devenus opérationnel en 2003.
Propriété du GFA, gérée par la SCEV, exploitée par mon fils Sylvain, elle met en vente, en 2006 sa troisième récolte. En 2005 sur 4,20 hectares en production elle a mis en marché un excellent millésime quelque 20 000 bouteilles mi- rouge cabernet, mi rosé gamay. Le millésime 2006 à été bon et a produit 30 000 bouteilles d’un vin solidement charpenté (à boire dans les 3 ans).
Une perspective d’extension de la vigne est envisagée pour atteindre la dizaine d’hectares. Une surface suffisante pour que le pari de la renaissance soit gagné.
C. Lafond nous précise que le rendement d’exploitation est de 60 hectolitres à l’hectare, alors que l’appellation « vin de pays » dont bénéficie ce vin est de 85 hecto/hectare. Et autorise aussi la chaptalisation, l’adjonction de sucre dans le moût, une opération que la commune souhaite éviter.
En ce qui concerne la commercialisation :
- la vente directe
- deux cavistes à Argenton sur Creuse
- quelques restaurants alentours qui prennent le risque de parier sur le goût croissant des touristes pour les produits du terroir.
Les questions fusent dans un gentil brouhaha……chacun se reconnaitra et pourra nous faire part des réponses apportées.
11 heures 30 : dégustation offerte par R FIAUD et C LAFOND des différents vins du vignoble du Menoux
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12 heures 15 : départ pour la visite des vignes du Menoux exposées Sud /Sud-est
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Le traitement pour chlorose est fait avec du chélate
12 heures 35 : en route pour le chaix
Le chaix se trouve actuellement dans un hangar non clos, non isolé
Cuves thermo-régulées
Cinq cuves de 12 000 litres (deux résines trois inox)
Une cuve 10 000 litres en résine.
« En rappel Sylvain Lafond s’occupe seul des 5 hectares de vignes…De ce fait les actionnaires ne travaillent pas à la vigne. »
12 heures 45 : rappel pour le déjeuner au restaurant Le Petit Roi Le Menoux
Accueil sympathique, déjeuner digne de la gastronomie française.
Les discussions vont bon train et chacun y va de son commentaire……..
15 heures 30 : en route pour la visite de l’église du Menoux.
HO !!!!!! Surprise mais unique……..
Comme il est de tradition et de circonstance retour chez Sylvain Lafond pour y retirer, suivant sa commande, les cartons de vins du Menoux.
16 heures 15 : retour à l’autocar et direction Treigny où nous arrivons à 19 heures pétantes.
De l’avis de tous ce fut une excellente journée. A quand la prochaine ?
J- Claude DIDELLE
Résumé de l’exposé de Monsieur Raymond FIAUD le 8 juillet 2008
En 1993 :
Sur sollicitation de plusieurs ouvriers viticoles de Reuilly, le maire du Menoux tente de regrouper plusieurs parcelles dans le coteau pour y replanter de la vigne. Cette velléité hélas ne peut aboutir car les anciens vignerons du village consultés ne sont pas très enthousiastes pour céder leurs terres et leurs droits de plantations.
En 1995 :
Je suis élu maire du Menoux et poussé par ma passion de la vigne et du vin, je reprends le projet. Je sollicite à nouveau tous les propriétaires du coteau du bois Buret en vue de constituer un regroupement foncier. Encouragé par un de mes ami qui consent de me céder une parcelle de prés de 3 ha. Je prends contact avec un jeune viticulteur des costières de Nîmes à dessein de lui confier la replantation de la vigne du Menoux.
En 1997 :
Après une indisponibilité pour raisons personnelles, je me mets en devoir de rechercher quelqu’un pour l’entretien de ma vigne. On me propose les services d’une personne employée chez Claude Lafond à Reuilly.
En 1998 :
Après visite du site du coteau avec Monsieur Lafond, celui-ci accepte le challenge de replanter de la vigne en ces lieux. La partie me semble tout au moins bien engagée…….Je rassemble alors quelques passionnés et constitue avec eux une Association loi de 1901 appelée : « Association pour la Renaissance du Vignoble du Menoux ». J’invite tous les sympathisants du Menoux et du canton d’Argenton à me rejoindre et à me soutenir sur le plan financier dans ce projet.
En 2000 :
Plus de 140 personnes répondent à cet appel ce qui me permet de compter sur un capital de départ non négligeable, capital qui sera d’ailleurs abondé d’une subvention régionale importante obtenue par le contrat de pays. Nous parvenons avec Claude Lafond à faire l’acquisition de plusieurs parcelles soit près de 5 ha. L’essentiel des droits de plantation nécessaires est récupéré auprès d’anciennes relations viticoles.
En 2000 :
Il devient urgent de transformer l’Association loi 1901 en Société Commerciale. L’Equipe dirigeante s’interroge sur la formule à retenir :
Constituer un GAEL, une EARL, un GIE, un GFA, une SNC, une SCEV, une SARL ou une SA…..
En 2001 :
Les souscripteurs choisissent à la majorité de constituer une SCEV bien que cette forme de société comporte quelques risques pour eux. Cette décision est prise surtout pour faire face à un autre risque apparu lors des échanges entre « la perte de soutien et d’engagement de Claude Lafond». En raison des risques financiers que constitue la SCEV pour les souscripteurs il est demandé à ces derniers de confirmer leur engagement. Il s’avère hélas que 30% d’entre eux et non des moindres se désengagent. Le capital réuni s’en trouve réduit de moitié.
Malgré ces défections, les statuts de la SCEV sont signés par les 93 actionnaires restants.
En 2002 :
Claude Lafond plante une première tranche de vigne et en confie l’entretien à son fils Sylvain. Des plantations complémentaires suivront en 2003 et 2004 pour atteindre 5 ha.
En 2004 :
Première vendange de la nouvelle vigne faite manuellement par des bonnes volontés et par les élèves du L E P d’Argenton.
En 2005 :
Claude Lafond et les souscripteurs décident, dans un souci de clarté et pour une meilleure répartition des rôles de faire à nouveau évoluer juridiquement la SCEV, de la scinder en deux et de constituer d’une part :
• Un GFA pour les actionnaires propriétaires de toutes les terres et d’une partie des plantations, les dégageant enfin de toute responsabilité dans la gestion du vignoble et d’autre part :
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• Une SCEA Sylvain Lafond pour le fermier.
Le pari me semble gagné mais………
jeudi 25 septembre 2008
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